Actus  astro

3 septembre

Juno

La sonde envoie ses premières images de Jupiter. Ici le pôle nord. 

article plus complet sur le site de la NASA

Juno arrive sur Jupiter : au VLT en IR (à gauche), par Damian Peach au même moment (à droite)
Juno arrive sur Jupiter : au VLT en IR (à gauche), par Damian Peach au même moment (à droite)

18 juin

 

Ondes gravitationnelles, 26 décembre, 2e détection !

A nouveau, 2 trous noirs, l'un de 7,5 masses solaires et l'autre de 14,2 masses solaires à 1,4 milliard d'années lumière. Ils ont fusionné et ont dégagé une énergie équivalente à la masse du soleil (E = mc²). Les ondes gravitationnelles se sont propagées dans l'espace et ont fait varier les distances entre les astres de l'ordre de 3 parties pour 10²² (sur la distance Terre-Soleil cela équivaut à une variation égale au diamètre d'un atome...)

Comparée à la détection du mois de septembre qui avait duré 0,2s, celle de décembre a duré 1s et a permis d'observer les 55 dernières orbites des trous noirs avant leur collision. Détection beaucoup plus difficile à mettre en évidence car les trous noirs sont bien plus petits que ceux du mois de septembre.

 

Depuis septembre, les détecteurs sont plus performants, les détections de collisions de trous noirs binaires vont se succéder. A l'automne la sensibilité des détecteurs va être encore améliorée de 15 à 25%.

L'ère de l'astronomie gravitationnelle vient juste de commencer...

                          21 décembre

 

HD135344B

Cette étoile est entourée d'un disque de poussière et de gaz. C'est un système jeune dans lequel des planètes sont en train de se former. Les astronomes proposent 2 scénario possibles :

1. quand l'étoile s'allume, le vent stellaire pousse au loin les gaz et les poussières créant un trou au centre du disque

2. quand les planètes se forment elles nettoient l'espace sur leur passage d'où le trou au centre

 

ALMA vient de photographier ce jeune système et révèle que c'est le scénario 2 qui semble le bon. Les poussières en orange sont repoussées bien plus loin que les gaz en bleu. Il y a une grosse planète en formation dans la région centrale.

article complet ici

vue d'artiste du système dans lire la suite.

                                         18 novembre


L'hiver s'installe dans l'hémisphère sud de Titan

La sonde Cassini a observé la formation d'un nuage au-dessus du pôle sud. Dans les basses couches de la stratosphère, à 200 km d'altitude, il fait -180°C. Sur Titan les saisons durent environ 7 ans et le solstice d'hiver ne surviendra qu'en 2017. Il semblerait que ce début d'hiver dans l'hémisphère sud soit bien plus violent que sa fin dans l'hémisphère nord. Des signatures d'hydrogène, de carbone et d'azote ont été enregistrées.

A une distance 9 fois plus éloignée que la Terre ne l'est du Soleil, ce n'est pas un cycle de l'eau qu'on trouve sur Titan mais un cycle du méthane : il pleut et il neige du méthane et on connaît plusieurs mers de méthane liquide près des pôles.

Vue d'artiste de la dislocation d'une planète autour d'une naine blanche, peut-être l'avenir de notre Terre !
Vue d'artiste de la dislocation d'une planète autour d'une naine blanche, peut-être l'avenir de notre Terre !

                                7 novembre


WD 1145+017
Cette étoile située dans la constellation de la Vierge est une naine blanche, le futur de notre Soleil dans 5 milliards d'années. Les astronomes ont observé autour de cette étoile mourante la présence d'un objet qui orbite en 4,5 jours. A chaque passage devant son étoile, un transit, l'objet bloque 40% de la lumière de l'étoile (c'est énorme...). Mais loin d'être symétrique, la courbe de luminosité pendant le transit montre la présence de débris dans le sillage de la planète. L'atmosphère de la naine blanche montre également la signature d'éléments lourds. Plusieurs conclusions : des planètes peuvent survivre à la fin de vie de leur étoile, certaines sont en train de se disloquer et les débris viennent polluer l'atmosphère de la naine blanche résiduelle.
Article plus complet sur le site de la NASA.
planisphère de Jupiter par Hubble !
planisphère de Jupiter par Hubble !

                                                         8 octobre

Des ondulations autour de AU Mic

L'étoile AU de la constellation du Microscope est entourée d'un disque de poussières. Le télescope Hubble et maintenant le VLT équipé de l'instrument Sphère ont observé des ondulation au sein même du disque de poussières. A partir des images prises au cours du temps, les astronomes ont pu calculer que les ondulations se déplacent vers l'extérieur du disque à la vitesse de 40 000 km/h ! Cela exclu qu'elles soient causée par des objets massifs en formation comme des planètes.

Découverte surprenante que rien n'explique et dont on ne soupçonnait pas l'existence...

article plus détaillé sur le site de l'ESO.

Galaxies en interaction
Galaxies en interaction

                                           4 octobre

Arp 271

Ces galaxies en interaction sont situées à 90 Mal dans la constellation de la Vierge. Les 2 galaxies s'approchent l'une de l'autre et déjà les forces de marée ont construit un pont de matière entre les 2 alors qu'il faudra encore une centaine de millions d'années pour achever ce ballet.

Beaucoup de galaxies ont connu ou vont connaître ce type d'interaction, dont la nôtre qui rencontrera sa voisine, la galaxie d'Andromède : M31.

                                           27 septembre

NGC 3521 par Hubble


10% des galaxies ont leurs régions de formation des étoiles alignées pour dessiner de magnifiques spirales, 30% dessinent plutôt un patchwork : on devine l'enroulement autour du noyau de la galaxie mais les bras spiraux ne sont pas clairement séparés.

NGC 3521 se trouve à 40 Mal dans la constellation du Lion, elle fait clairement partie de ces galaxies dites "floconneuses" (flocculent en anglais).

                                                  24 septembre

Disque protoplanétaire autour de IM-Lup


ALMA, le réseau de radiotélescopes millimétriques, a découvert un disque de molécules lourdes autour d'une jeune étoile semblable au soleil dans la constellation de la Poupe. Il s'agit de molécules DCO+, D pour Deutérium, l'hydrogène lourd. Les astronomes s'attendaient à découvrir l'anneau le plus interne, mais la surprise est venue de l'apparition de l'anneau externe. On pensait que la densité de matière empêchait la lumière de l'étoile d'atteindre ces zones, il n'en est rien.

Les molécules lourdes sont des messagers célestes qui nous montrent comment les molécules se forment.

Pour rappel, l'eau lourde de nos océans nous indique que la majorité de l'eau de notre planète vient de la nébuleuse présolaire : la majeur partie de nos océan est donc plus vieille que le soleil lui-même !

                                                  14 septembre

Io,

Cette petite lune de Jupiter possède des centaines de volcans en éruption. Les forces de marée, causées par Jupiter rendent Io géologiquement active avec des panaches éruptifs qui peuvent atteindre 400 km de hauteur.

Cette éruption a été filmée par la sonde New Horizon le 2 mars 2007, alors en route pour Pluton.

                                                        9 septembre

M96, par Hubble

 

Cette belle galaxie spirale se trouve à 35 Mal dans la constellation du Lion.

Cette image montre qu'elle n'est pas symétrique, le coeur de la galaxie n'est pas situé juste au centre.

 

Ce sont les effets de marées gravitationnelles de ses voisines, M 105 et M95 qui perturbe M96.

 

Le groupe de M96 est le plus proche groupe de galaxies contenant à la fois de belles galaxies spirales et une brillante galaxie elliptique, M105.

                                                               30 août

PN M2-9 : la nébuleuse du Papillon

PN pour "nébuleuse planétaire", M pour Rudolph Minkowski. Cette nébuleuse planétaire du genre bipolaire est créée par une étoile en fin de vie dans un système binaire. Les 2 étoiles sont de tailles similaires à celle du soleil et elles orbitent l'une autour de l'autre en une centaine d'années. La plus massive des 2, déjà en fin de vie, éjecte ses couches les plus externes, mais au lieu de former une nébuleuse planétaire à symétrie plutôt sphérique, les 2 étoiles du couples en font une nébuleuse bipolaire. 

Est-ce que toutes les nébuleuses planétaires bipolaires sont formées par des systèmes binaires ?

Article plus complet sur le site de l'ESA.

3e anniversaire de Curiosity sur le sol martien : les pentes d'Aeolis Mons.
3e anniversaire de Curiosity sur le sol martien : les pentes d'Aeolis Mons.

                                                                   6 août

Nébuleuse planétaire ESO 378-1

Pour les étoiles pas trop massives comme le soleil, d'importantes quantités de matières sont éjectées par des vents stellaires lorsqu'elles arrivent en fin de vie. Le coeur de l'étoile émet des rayonnements ultraviolets qui ionisent cette enveloppe. L'ionisation rend éclatante l'enveloppe en expansion. Cette phase temporaire dans la vie d'une étoile ne dure que quelques dizaines de milliers d'années, c'est ce qui attend le soleil dans 5 milliards d'années.

La forme de disque de la plupart de ces nébuleuses est à l'origine de leur dénomination : nébuleuse planétaire.

Cette magnifique nébuleuse planétaire se situe dans la constellation de l'Hydre femelle dans l'hémisphère sud. Elle mesure déjà 4 al de diamètre (40 000 milliards de km, soit la distance qui sépare le soleil de sa plus proche voisine).

En éjectant ainsi de la matière dans l'espace environnant, les nébuleuses planétaires contribuent à l'enrichissement chimique de l'Univers et à son évolution. Vous êtes-vous déjà demandé d'où venaient nos réserves d'uranium, de fer, de cuivre, etc.... ? De générations précédentes d'étoiles qui ont enrichi la nébuleuse primitive à partir de laquelle le soleil et tout le système solaire s'est formé.


Article plus détaillé sur le site de l'ESO.

Vue d'artiste de l'exoplanète HD 219134b
Vue d'artiste de l'exoplanète HD 219134b

                                                              3 août

HD 219134b

C'est l'exoplanète rocheuse la plus proche de la Terre. A seulement 21 al dans la constellation de Cassiopée, elle sera à n'en pas douter, l'exoplanète la plus étudiée. Elle est trop proche de son étoile pour que la vie ait pu s'y développer. Sa masse vaut 4,5 fois celle de la Terre pour une taille 60% supérieure à la nôtre. Sa période de révolution, donc son année, ne vaut que 3 jours !

Article plus détaillé sur le site de la Nasa.

image d'artiste, il faudra encore longtemps avant d'obtenir une telle photo !
image d'artiste, il faudra encore longtemps avant d'obtenir une telle photo !

                                                           25 juillet

Kepler 452b : la cousine de la Terre...

Cette exoplanète découverte dans les données du satellite Kepler est celle qui ressemble le plus à la Terre : 1,6 fois son rayon, une période de révolution de 385 jours autour d'une étoile, Kepler 452, de type G comme le soleil : elle se trouve donc dans la zone habitable de ce système stellaire, là où l'eau peut exister en surface à l'état liquide.

Mais est-elle réellement une si proche cousine de la Terre ? Rien n'est moins sûr. Pour cela, il nous faudrait des renseignements sur sa composition, qu'on pourrait obtenir si on connaissait sa densité, qu'on obtiendrait si on connaissait sa masse : et ça, on n'est pas près d'y avoir accès ! Les estimations vont de 3 à 7 masses terrestres ce qui permet juste de la classer entre une super-Terre et une sous-Neptune...

Article détaillé sur le site de la Nasa.

Système stellaire comparé au système solaire dans lire la suite.


                                                    5 juillet

NGC 1333 par Spitzer

A 780 al de notre système solaire, cette image combinée d'images prises par Chandra (rayons X), Spitzer (IR) et un télescope de 4 m à Kitt Peak, montre un jeune amas d'étoiles de moins de 2 millions d'années.


article plus détaillé sur le site de la NASA

                                           21 juin

TW Hya par Subaru

A 180 al de notre système solaire dans la constellation de l'Hydre se trouve ce disque protoplanétaire autour d'une étoile T Tauri, jeune étoile en formation. L'image de Hubble mais surtout celle du télescope Subaru révèlent des lacunes dans le disque qui suggèrent la présence de planètes en formation.


Article complet sur le site de Subaru


image d'artiste de TW Hya et de son disque protoplanétaire dans lire la suite.

                                             14 juin

Un nouveau papillon céleste

A 200 al du soleil, l'étoile L2 Puppis (constellation de la Poupe) arrive en fin de vie, elle se transforme en nébuleuse planétaire bipolaire : un papillon. L'instrument Sphere installé sur le VLT3 (Melipal = La Croix du Sud) positionné en mode Zimpol a permis d'obtenir une image avec une résolution encore jamais atteinte, nettement supérieure à une image obtenue avec une optique adaptative classique, 3 fois mieux que ce que peut faire Hubble. Dans ce système binaire, on voit un disque de poussières à 900 millions de km de l'étoile principale. On voit aussi 2 cône de matière qui s'étirent de part et d'autre du disque de poussière avec des panaches de matière animés d'une lente rotation. L'étoile compagnon orbite à 300 millions de km de l'étoile principale est très vraisemblablement une autre étoile géante rouge mais moins vieille. A cette distance, seules quelques années sont nécessaires à l'étoile compagnon pour faire une révolution complète, les astronomes pourront voir pratiquement en temps réel le disque de poussière évoluer et le papillon déployer ses ailes...

article plus complet sur le site de l'ESO

Christian Viladrich
Christian Viladrich

                                                   31 mai

Le soleil sans tache,

Le cycle 24 touche à sa fin, le soleil est calme, très calme, plus rien à voir à sa surface...

Sauf pour ceux qui, comme Christian Viladrich, parviennent à photographier la granulation sur la photosphère. La chaleur produite au coeur du soleil (15 millions de degrés) remonte à la surface comme les remous dans une casserole d'eau bouillante, excepté qu'ici, chaque granule a une taille de l'ordre de 500 à 600 km de diamètre...


image en pleine résolution

                                                         9 mai

55 Canc e

Exoplanète de la catégorie des Super Terre.

diamètre = 2 x Terre, masse = 8 x Terre.

En orbite autour de l'étoile 55 Canc à 40 al dans la constellation du Cancer.

Cette exoplanète effectue une révolution autour de son étoile en seulement 18h et elle effectue son orbite de manière synchrone, elle tourne toujours la même face vers son étoile à cause des effets de marée. Pour la première fois, les astronomes ont pu observer des variations température sur le côté continuellement exposé à la lumière de l'étoile : la température fluctue entre 1000 et 2700°C. Une des hypothèses pour expliquer ces changements de température serait une forte activité volcanique...

article plus complet ici.

Les piliers de la création en 3D grâce à MUSE sur le VLT
Les piliers de la création en 3D grâce à MUSE sur le VLT

                                                         1er mai

Les piliers de la création en 3D

Grâce à l'instrument MUSE qui équipe les VLT de l'ESO au Chili, les astronomes ont pu dresser la toute première carte tridimensionnelle de cette partie de la nébuleuse M16. Ces fameuses structures sont sculptées par des étoiles de type O et B dont les vents stellaires et le rayonnement UV expulsent de leur environnement proche la matière la moins dense, laissant des poches de gaz et de poussières de densité plus élevée, les fameux piliers. Au sein des piliers de gauche et du centre, les astronomes ont découvert des protoétoiles en formation. La masse de l'ensemble des piliers est estimée à environ 200 masses solaires, mais à la vitesse d'érosion de 70 masses solaires par million d'années, ces structures auront disparu dans 3 millions d'années, une course de vitesse entre les étoiles en formation à l'intérieur et celles qui les détruisent de l'extérieur !

article plus complet sur le site de l'ESO

image de Hubble dans lire la suite

Les piliers de la création par Hubble
Les piliers de la création par Hubble
Vue d'artiste de 51 Pegasi b
Vue d'artiste de 51 Pegasi b

                                                          26 avril

Premier spectre d'une exoplanète en lumière visible.

La toute première exoplanète, 51 Pegasi b, à 50 al de la Terre, a été découverte en 1995. Avec le spectromètre HARPS sur le 3,60m du Chili, les astronomes ont pu voir directement le spectre de 51 Peg b. Ils ont pu en déduire que sa masse est égale à la moitié de celle de Jupiter pour un diamètre supérieur, que son orbite est inclinée de 9° par rapport à la direction de la Terre et que sa surface est extrêmement réfléchissante. Avec l'arrivée de nouveau instruments comme ESPRESSO sur le VLT puis de l'EELT, les découvertes ne vont pas manquer...

article plus complet sur le site de l'ESO.

                                                            15 avril 

Abell 3827 et la matière noire, 

Dans l'Univers beaucoup de galaxies sont en intérection voire même en collision. Dans l'amas Abell 3827, ce ne sont pas moins de 4 galaxies qui sont en collision et avec 85% de matière noire comme contenu de l'univers, la quantité de matière noire en jeu est simplement gigantesque. Par chance, une 5e galaxie se trouve juste dans l'axe de la quadruple collision, bien au-delà en arrière plan et ses rayons lumineux sont déformés par toute la masse de matière des 4 galaxies, plus proches. La déformation donne directement accès à la distribution de matière, ordinaire et noire...

C'est une image combinée des VLT et de Hubble qui a permis cet exploit.

article complet sur le site de l'ESO

Photo de l'amas Abell 3827 dans lire la suite.

                                                        12 avril

NWC 480 et les molécules prébiotiques,

Cette étoile est située à 455 al de la Terre dans la constellation du Taureau. L'étoile est entourée d'un disque protoplanétaire, l'équivalent de notre ceinture de Kuiper au-delà de l'orbite de Neptune. Le réseau de raidotélescopes ALMA y a découvert des molécules carbonées comme HCN (cyanure d'hydrogène) et même plus complexes comme le cyanure de méthyle. Ces molécules organiques complexes sont les briques élémentaires de la vie, cette découverte confirme que les conditions qui ont donné naissance à la vie sur Terre ne sont pas uniques dans l'univers.

article complet sur le site de l'ESO.

Le Golden Gate Bridge à San Francisco
Le Golden Gate Bridge à San Francisco

                                        9 avril

Eclipse de Lune

2 semaines après l'éclipse de Soleil (ou plutôt l'occultation), c'est au tour de la Lune de se passer dans le cône d'ombre de la Terre pour une magnifique éclipse de Lune, malheureusement invisible pour les Européens. 

Photo que vous pouvez retrouver avec beaucoup d'autres sur le site de Rogelio Bernal Andréo

Vue d'artiste des proto-étoiles en formation dans la région IRAS 16547-4247
Vue d'artiste des proto-étoiles en formation dans la région IRAS 16547-4247

                                                                 6 avril

IRAS 16547-4247,

Cette région située dans la constellation du Scorpion à 9500 al de la Terre semble abriter au moins 2 étoiles massives en formation, de 10 et 20 masses solaires. La phase de formation des étoiles massives est très difficile à observer, car elle dure moins longtemps que celle des étoiles de masse inférieure, et ces grosses étoiles sont bien plus éloignées de la Terre que les petites. La puissance du réseau de télescopes millimétriques ALMA a permis d'observer l'émission des molécules de méthanol avec une résolution encore jamais atteinte : les astronomes ont détecté une structure en sablier créée par l'éjection de gaz.


article détaillé sur le site d'ALMA

ALMA : Atacama Large Millimeter Array
ALMA : Atacama Large Millimeter Array

AR 2305 par Philippe Tosi (France), le 28 mars.
AR 2305 par Philippe Tosi (France), le 28 mars.

                                                              2 avril

Région active AR 2305


Encore quelques belles taches sur le Soleil. La chaleur qui remonte du centre du soleil (15 millions de degrés dans le coeur siège des réactions thermonucléaires de fusion de l'H en He) crée de la convection, comme les remous dans une casserole d'eau chaude : c'est la granulation qu'on voit partout sur la surface (environ 5000°). Là où les lignes de champ magnétique percent la surface, elles empêchent la chaleur de remonter, il fait plus froid (3000°) la surface paraît plus sombre, c'est ce qu'on appelle les taches solaires. Cette région active est plus grande que le globe terrestre (à côté à la même échelle). Certains astronomes amateurs parviennent à faire des images du soleil avec une définition incroyable...


autre image dans lire la suite.

                                                           31 mars

Eclipse de Soleil au Spitzberg du 20 mars,


Cette composition est une combinaison de 29 photos prises avec des temps de pose différents. Ce genre d'image HDR (High Dynamic Range) est seule, capable de rendre compte de toute la dynamique du phénomène. La couronne, très peu lumineuse, ne devient visible que lors des éclipses totales. Les auteurs sont même parvenus de cette manière à faire apparaître quelques détails sur la surface lunaire, qui , pendant cette phase de nouvelle lune est éclairée par une "pleine Terre".


image parue sur le site de la Nasa, Picture of the day.

                                                            28 mars

Eclipse totale du 20 mars,

Traitement original du phénomène, les instants avant la totalité sur la gauche, après la totalité à droite. On y voit des protubérances mais aussi les grains (ou perles) de Baily : quelques rayons de soleil parviennent à passer à travers le relief lunaire, les cratères, les vallées. Lorsqu'il n'y a qu'un seul point, c'est un  diamant !

 

image Wang Letianpicture of the day

Le déroulement de l'éclipse sous la forme d'un chapelet au Spitzberg (Svalbard) le 20 mars dernier.
Le déroulement de l'éclipse sous la forme d'un chapelet au Spitzberg (Svalbard) le 20 mars dernier.

                                                        24 mars

Nova Vulpeculae,

Un phénomène lumineux survenu en 1670, notifié par les astronomes Hevelius et Cassini sous la tête du Cygne dans la constellation du Petit Renard (Vulpecula). Ce phénomène rangé dans la catégorie des novae serait en fait le résultat de la collision entre 2 étoiles. Elle était initialement visible à l'oeil nu, puis s'est affaibli pendant les 2 années suivantes pour réapparaître 2 deux reprises. Dans ce système binaire, à la suite de leur collision, les étoiles ont fusionné, puis explosé (explosion plus forte que celle d'une nova mais moins violente qu'une supernova). L'éjection dans l'espace de leur matière n'a laissé qu'un résidu riche en molécules et en poussières.

Les restes de cette collision dans lire la suite.

Image visible par Gemini, submillimétrique par SMA, l'énigme vieille de 340 ans est maintenant résolue.
Image visible par Gemini, submillimétrique par SMA, l'énigme vieille de 340 ans est maintenant résolue.

                                                          20 mars

Eclipse totale au Spitzberg.

 

Alors que nous étions sous la grisaille, certains, bien plus au nord ont pu profiter de ce magnifique spectacle par -18°C. La télévision norvégienne nous a permis d'assister au phénomène en direct : la lune qui cache peu à peu le soleil, puis lors de la totalité, diaphragme de la caméra en grand pour voir la couronne, super spectacle, comme si on y était.

(petite consolation...)

 

D'autres photos dans lire la suite avec un spécialiste des photos impossibles !

Thierry Legault, plus fort que fort !!!   la lune, ISS, il ne manque plus que Mercure et Vénus...
Thierry Legault, plus fort que fort !!! la lune, ISS, il ne manque plus que Mercure et Vénus...

                                                           14 mars

Un océan sous la surface de Ganymède,

Les observations du plus gros satellite de Jupiter par le télescope spatial Hubble suggère la présence d'un océan sous la croûte de glace. Un océan d'eau salée, qui contiendrait plus d'eau que tous les océans terrestres. Ganymède dispose d'un champ magnétique qui génère des aurores polaires observées par Hubble. Elles apparaissent le long de 2 cercles auroraux, comme sur Terre, au niveau des cercles polaires.

 

Suite des explications dans lire la suite

Hubble a mis en évidence une petite oscillation dans l'inclinaison de ces cercles auroraux de quelques degrés, qui ne pourrait s'expliquer que par la présence d'un océan d'eau salée.

Un océan d'une centaine de km de profondeur (contre 4 km sur Terre) sous une croûte de glace de 150 km d'épaisseur, et pourquoi pas des organismes vivants, comme sur Terre dans les océans primitifs...

Vue d'artiste de Ganymède et Jupiter
Vue d'artiste de Ganymède et Jupiter

                                                              9 mars

V1331 Cyg,

Hubble a réussi à photographier cette étoile en formation. Elle est encore dans sa phase T Tauri, en pleine contraction avant de se placer sur la séquence principale comme l'est le Soleil pour encore 5 milliards d'années. Habituellement, les étoiles T Tauri sont difficiles à observer car elles sont dissimulées par la poussière qui les entoure. Dans le cas de V1331 Cyg, elle est vue d'un des pôles d'où émanent des jets qui dégagent la poussière, un angle de vue inattendu qui permet aux astronomes de l'observer en détails et de chercher les signes de formation d'objets dans le disque d'accrétion.

Océan martien                                  7 mars

Il y a 4 milliards d'années, Mars possédait un océan sur la majeure partie de l'hémisphère nord dont la profondeur pouvait atteindre 1,6 km.

Pour obtenir cette estimation, les astronomes ont mesuré l'abondance entre 2 isotopes de l'eau, l'eau normale (2 atomes d'hydrogène et un atome d'oxygène) et l'eau lourde (un des hydrogène est remplacé par son isotope le deutérium). L'eau lourde s'évapore plus difficilement, sa mesure donne une indication sur l'eau qui s'est évaporée et donc sur l'abondance totale d'eau qu'on pouvait trouver sur la planète rouge lorsqu'elle avait une atmosphère plus épaisse capable de retenir l'eau sous forme liquide à sa surface. Le rapport entre l'eau lourde et l'eau normale et 7 fois supérieur à ce qu'il est sur Terre. Toute cette eau recouvrait 19% de la surface de la planète, comparable au 17% de couverture de l'océan Atlantique chez nous.

(article complet de l'ESO)

                                                       5 mars

A1689-zD1, 

L'une des galaxies les plus âgées et donc les plus jeunes qu'on connaisse. L'univers n'était alors âgé que de 700 millions d'années. Pourtant cette galaxie semble très évoluée pour son âge, elle contient autant de poussière qu'une galaxie comme la nôtre, élément essentiel à la formation de planètes, d'étoiles de dernière génération ou de molécules complexes.

C'est grâce à l'amas Abell 1689 en avant plan, qui sert de lentille gravitationnelle, que la galaxie a pu être observée : sa luminosité a gagné un facteur 9 par ce phénomène.

Une co-découverte avec le VLT et ALMA.

(article complet sur le site de l'ESO)

gros plan dans lire la suite


                                                            1er mars

Hubble Deep Field South par l'ESO,    

Une pose totale de 27h, soit moins que Hubble (près de 400h en 1998, réparties sur 150 orbites), des galaxies en plus, là où Hubble n'avait rien eu et en plus des spectres qui permettent de connaître la distance, la vitesse, la composition...

L'équipe de MUSE a mesuré les distances de 189 galaxies, certaines sont très proches, d'autres datent de seulement 1 milliard d'années après le BigBang. Les astronomes vont maintenant réaliser d'autres champs profonds à la recherche de galaxies à plus de 10 milliards d'al, les toutes premières galaxies qui ont évolué pour donner naissance à la Voie Lactée par exemple.

article de l'ESO plus complet

(Cliquer pour agrandir les images, photo de MUSE dans lire la suite)

MUSE : Multi Unit Spectroscopic Explorer
MUSE : Multi Unit Spectroscopic Explorer

Scholz's Star,                                    24 février

Une équipe d'astronomes américains a découvert qu'une étoile est passée dans notre système solaire, il y a seulement 70 000 ans. Il s'agit d'une naine rouge découverte l'an dernier, surnommée "Scholz's Star", qui au plus près a traversé le nuage de Oort externe à seulement 0,8 al du soleil. (bien moins que les 4 al de notre plus proche voisine actuelle, Proxima du Centaure).


                                                           20 février

Nova Delphini,

Le 14 août 2013, dans la constellation du Dauphin, on observe l'apparition d'une nova.

Une équipe d'astronomes des universités de Nagoya, Osaka et Kyoto, ont observé cette nova avec le télescope Subaru de 8,20m et son spectrographe à haute dispersion : ils ont découvert une grande quantité de Lithium.

Il existe plusieurs scénario de production de Lithium dans l'Univers, la nucléosynthèse primordiale du Big Bang, des collisions entre les rayons cosmiques et le milieu interstellaire et dans le coeur des étoiles à la suite de leur évolution en Nova et Supernova. Cette observation est la première preuve directe de l'importance de l'enrichissement du milieu interstellaire en Li par le 3e scénario. Suite de l'article dans lire la suite

Au moment de l'explosion, l'Hydrogène et l'Hélium fusionnent pour former du Béryllium qui se transforme en Lithium par la capture d'un électron. Le Be et le Li sont soufflés par l'explosion de la nova. La découverte de Be, 50 jours après l'explosion implique la formation d'énormes quantités de Li : le Li qui se forme à partir de Be, soufflé à 1000 km/s se retrouve dans des régions suffisamment froides, loin de la nova, pour ne pas être détruit par de hautes températures à proximité de l'étoile.

Les quantités de Li observées sont supérieures aux prévisions théoriques alors que la nova du Dauphin est une nova classique. Si on peut observer d'autres novae pour en mesurer les quantités de Li produites, il faudra réviser les modèles pour en faire des productrices de Li majeures dans l'Univers.


                                                                   13 février

Amas de galaxies SDSS J1038+4849,

Une lentille gravitationnelle en forme de visage souriant !

Les galaxies qui forment la bouche et le contour du visage, sont les galaxies les plus éloignées, celles dont la lumière a été déviée, et l'image déformée par l'amas de galaxie plus proche, les jaunes qui forment les yeux.

La déviation des rayons lumineux par des objets massifs a été prédite par la théorie de la Relativité Générale d'Einstein, ces mirages gravitationnels prouvent la véracité de ces prédictions.

 

Image prise par le télescope spatial Hubble

Le plus long filament jamais observé sur le Soleil.

Il atteint une longueur de l'ordre du million de km. 

C'est une protubérance qui s'élève au-dessus de la surface du Soleil, qui serait vue comme une gigantesque arche si elle était vue de profil sur le bord. Une protubérance ne tient que quelques heures à quelques jours et, lorsqu'elle se rompt elle peut générer des éruptions solaires.

Avec la rotation du soleil on pourra la suivre encore pendant une dizaine de jours, du moins avec les télescopes spatiaux, comme SDO.


image de SDO du 9 février dans lire la suite

de gauche à droite, les satellites Europe, Callisto et Io, les ombres de Europe et Callisto
de gauche à droite, les satellites Europe, Callisto et Io, les ombres de Europe et Callisto

PHEMUS                                                8 février

Les phénomènes mutuels sur Jupiter, avec transits de satellites et de leurs ombres. Cette photos a été prise par le télescope spatial Hubble le 24 janvier dernier.


les satellites Amalthée et Thébé et leurs ombres sur les images les plus détaillées.
les satellites Amalthée et Thébé et leurs ombres sur les images les plus détaillées.

VISTA (Visible and Infrared Survey for Astronomy)      4 février

 

La célèbre nébuleuse Trifide (M20) avec le télescope VISTA de 4,10m de diamètre de l'ESO. Cette vision infrarouge permet de passer à travers les nuages de poussières du centre de notre galaxie. On devine à peine le centre de la nébuleuse sur l'image infrarouge (en haut).

Les astronomes ont ainsi découvert, parmi tous les objets cachés par la nébuleuse, 2 étoiles variables de type Céphéides.

VSITA, télescope de 4,10 m de diamètre
VSITA, télescope de 4,10 m de diamètre

Le globule cométaire CG4,                          1er février

Comme la bouche d'une gigantesque créature de l'espace, cette image magnifique a été capturée par  le VLT. 

Constellation : la Poupe

Distance : 1300 al

La nébuleuse paraît lumineuse, mais il faut les 8,2 m du VLT pour en révéler tous les détails. Dans les instruments d'amateur, cette nébuleuse est très faible.

La nature exacte de CG4 reste un mystère. Sa forme pourrait être le résultat de vents stellaires puissants émis par des étoiles massives de type OB.


article de l'ESO

SDO,

Les images récentes du satellite SDO montrent l'arrivée d'une région active sur la partie du soleil qui fait face à la Terre. (sur la gauche de l'image). La période de rotation du soleil est d'environ 1 mois, cette région active sera visible de la Terre pendant les 2 prochaines semaines. Si des éruptions se produisent, elles seront à l'origine de magnifiques aurores polaires sous les cercles polaires.

La célèbre nébuleuse de la tête de cheval,

Cette image du satellite WISE dans 3 bandes de l'infrarouge rend la nébuleuse pratiquement transparente... (lumière visible en vignette).

La nébuleuse de la flamme NCG2024 est éclatante, juste au-dessous de l'étoile la plus à l'est du baudrier d'Orion, Alnitak (le petit point bleu).

Les PHEMUS,

Les phénomènes mutuels entre satellites de Jupiter se produisent lorsque Jupiter est proche de son équinoxe sur son orbite. Pendant cette période on peut voir de nombreux transits de satellites devant le disque de la planète et de leurs ombres, mais aussi des éclipses et des occultations des satellites entre eux.


Photo de Efrain Morales Rivera à Porto Rico

24 janvier 2015

26 janvier 17h 20 TL, 

L'astéroïde 2004 BL86 va nous "frôler" à 1,2 millions de km (3 fois la distance Terre-Lune).

Il mesure entre 500 et 680m et devrait être visible dans la constellation du Lion, non loin de Jupiter, avec une simple paire de jumelles. Il devrait atteindre la magnitude 9 le 26, puis remonter à 13 ensuite. Sa vitesse de déplacement sera de l'ordre de 2° (4 fois la pleine Lune) par heure.

M42, la célèbre nébuleuse d'Orion


Cette image a été prise avec le satellite Wise dans différentes bandes de l'infrarouge. Elle met en évidence, les émissions de radiations par les poussières qui sont chauffées par les étoiles, notamment par celles du Trapèze, au centre de l'image.

La nébuleuse de la bulle de savon,

constellation : Cygne

Identifiée en 2008 seulement par Dave Jurasevich, un astronome amateur. Sa forme rappelle celle des nébuleuses planétaires, la dernière phase de la vie des étoiles de la masse du Soleil.

LdN 483

LDN 483 (Lynds Dark Nebula 483), non pas une région vide d'étoiles mais un nuage de poussières qui les cache.

Situé à 700 al dans la constellation du Serpent, ce nuage de gaz et de poussières abrite les étoiles les plus jeunes qu'on connaisse.


A ce stade de leur développement, les proto-étoiles ont une température de seulement -250°C, elles ne rayonnent que dans les ondes submillimétriques. Cette phase dans la formation d'une étoile ne dure que quelques milliers d'années, ce qui n'est qu'un clin d'oeil dans la durée de vie d'une étoile qui est de l'ordre de millions d'années pour les plus grosses, de milliards d'années pour les plus petites.

Cette image a été prise avec la caméra grand champ sur le télescope de 2,20m de l'ESO à la Silla au Chili.

M16 et les piliers de la creation

M16, la nébuleuse de l'Aigle dans la constellation su Serpent.

Pour fêter son 25e anniversaire, le télescope Hubble, le HST, a photographié la célèbre région des "piliers de la création". A l'intérieur des immenses colonnes de gaz et de poussières, des étoiles sont en train de naître. A 6500 al de la Terre, les jeunes étoiles de l'amas M16 érodent et sculptent les piliers avec leur puissante émission de rayons UV. 

A terme, ils finiront par être détruits.

minerva

MINERVA, pour MINiature Exoplanet Radial Velocity


Des télescopes CDK700 de PlaneWave pour la détection et la caractérisation d'exoplanètes de masses comprises entre celle de la Terre et celle de Neptune : des super-Terre.

Avec 4 télescopes de 70cm on a la même surface collectrice qu'un seul télescope de 1,4m pour 4 fois moins cher.

Nuit après nuit, pendant 3 ans, les télescopes vont automatiquement observer les 80 étoiles les plus proches du soleil pour détecter la présence d'exoplanètes

1. par la méthode des vitesses radiales

2. par la méthode des transit avec des courbes de moins de la mmag.

la  couronne   solaire

Les taches solaires sont les régions les moins chaudes à la surface du Soleil, 4500° à comparer aux 5500° de la surface. les lignes de champ magnétique qui percent la surface stoppent les mouvements de convection et empêchent la chaleur interne de remonter. Comment la couronne solaire peut alors atteindre des températures de l'ordre du million de degrés ?

Le satellite NuSTAR qui observe le soleil en rayons X apportera peut-être la réponse. Cette image en fausses couleurs combine les images de SDO en rouge avec celles de NuSTAR en vert et bleu. Les régions les plus chaudes qui émettent les rayons X les plus énergétiques apparaissent ici en bleu.

les  rayons  cosmiques

Calme cosmique !

La Terre est bombardée en permanence par des rayons cosmiques en provenance de la Galaxie et même d'au-delà. Ils sont composés de particules accélérées à de très hautes énergies par les supernovas lointaines, les éruptions stellaires et autres explosions.

La station de détection des rayons cosmiques de Oulu en Finlande a détecté une  baisse significative du taux de radiation par les rayons cosmiques.

A partir du 21 décembre dernier, et pendant 48h, une série de 3 CME (les éruptions solaires) a atteint la magnétosphère terrestre, et du même coup, a balayé le flot continu de rayons cosmiques. Ce phénomène a été décrit pour la première fois au 20e siècle par le physicien Scott Forbush, d'où le nom de "décroissance Forbush". Cette dernière "décroissance Forbush" a entraîné le taux de radiations cosmiques le plus faible enregistré pour ce 24e cycle solaire : bonne nouvelle pour tous les pilotes et leurs passagers, ou les astronautes à bord de l'ISS, qui tous, sont normalement exposés à ce flot ininterrompu de rayons cosmiques.

la  comète  de  noël

C/2014 Q2 Lovejoy, la comète de Noël !

Découverte en août dernier par l'australien Terry Lovejoy.

 

Les magnifiques couleurs de la queue de la comète viennent de l'ion monoxyde de carbone (CO+) pour le bleu et du carbone diatomique (C2) pour le vert.



Photo prise par Gerald Rhemann depuis la Namibie le 21 décembre avec un astrograph de 12" f/3,6.

Durant tout le mois de janvier elle traverse les constellations du Lièvre, de l'Eridan, du Taureau, du Bélier, du Triangle. Elle passe au plus près de la Terre le 7 janvier à seulement 70 millions de km de la Terre et elle atteint son périhélie le 30 janvier, elle sera alors à 1,29 UA du soleil.

Elle pourrait atteindre la magnitude 5 ou 4.

rosetta  et  churyumov-gerasimenko

Les falaises de la comète Churyumov-Gerasimenko. Photographiées début décembre par la sonde Rosetta en orbite autour du noyau de la comète, elles semblent impressionnantes mais vu la faible gravité qui y règne, on pourrait se jeter du haut des falaises sans problèmes à l'atterrissage...

 

La sonde reste en orbite, on pourra voir l'augmentation d'activité du noyau, à mesure que la comète se rapproche du Soleil. Elle passera au plus près en août prochain, elle sera alors à 185 millions de km du Soleil, entre l'orbite de la Terre et celle de Mars...